Hannah Jardine n’avait que 14 ans quand elle s’est fait connaître sur le terrain, lors des Jeux d’été du Canada de 2009 sur l’Î.-P.-É.
Ses 59 rebonds en cinq matchs seulement lui ont valu de battre le record individuel de rebonds dans un tournoi, propulsant Équipe Terre-Neuve à la sixième place, leur deuxième meilleur classement de tous les temps au basketball féminin des Jeux du Canada.
Le secret de son talent et de la réussite de son équipe? Une pincée de confiance en soi, d’après elle.
« On ne s’est pas laissées freiner par notre situation géographique quand on est allé aux Jeux du Canada, commente Hannah. On est allé jouer et on a donné le maximum, sans nous imposer de limites à nous-mêmes.
C’est très important de se fixer des objectifs et de travailler aussi fort que possible pour les atteindre, sans laisser quoi que ce soit se mettre en travers. On peut tout réussir quand on met le temps et les efforts. »
C’est sa performance exceptionnelle aux Jeux qui a propulsé sa carrière de basketteuse. Elle a rapidement pu se joindre à Équipe Canada aux niveaux M15 et M16, avant de décrocher une bourse à l’Université du Delaware.
Après quatre années couronnées de succès au sein des Blue Hens, en même temps qu’elle obtenait son baccalauréat en génie mécanique, Hannah Jardine est retournée dans sa province d’origine, Terre-Neuve-et-Labrador, pour étudier la médecine à l’Université Memorial.
On peut dire qu’elle n’a pas eu le temps de souffler après sa carrière sportive universitaire. Malgré tout, lorsqu’elle a été invitée à se joindre au personnel entraîneur d’Équipe Terre-Neuve pour les Jeux d’été de 2022 à Niagara, elle n’a pas pu dire non : c’était l’occasion idéale de boucler la boucle.
« C’était une expérience incroyable. Quand je suis revenue, je voulais vraiment me relancer en tant qu’entraîneuse… Je voulais que ces filles vivent les mêmes expériences positives que j’ai vécues là-bas. Ces souvenirs me sont si précieux. »
Hannah Jardine tient à saluer les entraîneuses entraîneuses et entraîneurs de toute dans la province, qui se sont démènent pour que leurs joueuses puissent jouer et s’illustrer partout au pays, et pour programmer de nouveaux groupes d’âge en basketball féminin.
Ces mesures sont autant de tremplins essentiels pour les joueuses de basketball de T.-N.-L., mais d’après Hannah, c’est à elles qu’il revient de faire le pas.
« Je suis là pour encourager les filles, surtout quand je les entraîne. Quand on veut quelque chose, il faut se fixer un objectif et faire ce qu’il faut. Rien ne vous empêche d’aller de l’avant. Vous pourrez montrer ce que vous savez faire et trouver des moyens de réussir. »